Poésie de samedi

Je suis un fan de Hugo. Ce monstre de la littérature française, ce monument littéraire

Ce soir je vous propose un poème peu connu mais superbe. Pour ma belle d’âme ..

Aimons toujours ! Aimons encore

Aimons toujours ! Aimons encore !

Quand l’amour s’en va, l’espoir fuit.

L’amour, c’est le cri de l’aurore,

L’amour c’est l’hymne de la nuit.

Ce que le flot dit aux rivages,

Ce que le vent dit aux vieux monts,

Ce que l’astre dit aux nuages,

C’est le mot ineffable : Aimons !

L’amour fait songer, vivre et croire.

Il a pour réchauffer le coeur,

Un rayon de plus que la gloire,

Et ce rayon c’est le bonheur !

Aime ! qu’on les loue ou les blâme,

Toujours les grand coeurs aimeront :

Joins cette jeunesse de l’âme

A la jeunesse de ton front !

Aime, afin de charmer tes heures !

Afin qu’on voie en tes beaux yeux

Des voluptés intérieures

Le sourire mystérieux !

Aimons-nous toujours davantage !

Unissons-nous mieux chaque jour.

Les arbres croissent en feuillage ;

Que notre âme croisse en amour !

Soyons le miroir et l’image !

Soyons la fleur et le parfum !

Les amants, qui, seuls sous l’ombrage,

Se sentent deux et ne sont qu’un !

Les poètes cherchent les belles.

La femme, ange aux chastes faveurs,

Aime à rafraîchir sous ses ailes

Ces grand fronts brûlants et rêveurs.

Venez à nous, beautés touchantes !

Viens à moi, toi, mon bien, ma loi !

Ange ! viens à moi quand tu chantes,

Et, quand tu pleures, viens à moi !

Nous seuls comprenons vos extases.

Car notre esprit n’est point moqueur ;

Car les poètes sont les vases

Où les femmes versent leur coeurs.

Moi qui ne cherche dans ce monde

Que la seule réalité,

Moi qui laisse fuir comme l’onde

Tout ce qui n’est que vanité,

Je préfère aux biens dont s’enivre

L’orgueil du soldat ou du roi,

L’ombre que tu fais sur mon livre

Quand ton front se penche sur moi.

Toute ambition allumée

Dans notre esprit, brasier subtil,

Tombe en cendre ou vole en fumée,

Et l’on se dit :  » Qu’en reste-t-il ? « 

Tout plaisir, fleur à peine éclose

Dans notre avril sombre et terni,

S’effeuille et meurt, lis, myrte ou rose,

Et l’on se dit :  » C’est donc fini ! « 

L’amour seul reste. Ô noble femme

Si tu veux dans ce vil séjour,

Garder ta foi, garder ton âme,

Garder ton Dieu, garde l’amour !

Conserve en ton coeur, sans rien craindre,

Dusses-tu pleurer et souffrir,

La flamme qui ne peut s’éteindre

Et la fleur qui ne peut mourir !

Victor Hugo

Poésie du mercredi

Un mercredi poésie en compagnie de Federico Garcia Lorca

L’ombre de mon âme

L’ombre de mon âme.

Fuit dans un couchant d’alphabets,

Brouillard de livres

Et de mots.

L’ombre de mon âme!

J’ai atteint la ligne où cesse

La nostalgie,

Où la goutte de pleur se transforme,

Albâtre d’esprit.

(L’ombre de mon âme! )

C’en est fini

Du flocon de la douleur,

Mais il reste la raison et la substance

De mon vieux midi de midi de lèvres,

De mon vieux midi

De regards

Un trouble labyrinthe

D’étoiles enfumées

Brouille ma chimère

Presque fanée

L’ombre de mon âme !

Et une hallucination

Vient traire mes regards

Je vois le mot amour

Découragé.

Mon rossignol !

Rossignol !

Tu chantes encore ?

Federico Garcia Lorca

Une journée de sensibilisation à l’autisme

L’autisme cet état que personne ne connaît, seul les parents ou les enfants autistes peuvent comprendre. Nos enfants sont différents par rapport aux votre, ils jouent, pensent et envisagent le monde différemment que les enfants n’ayant aucun Trouble du Spectre Autistique! Le fameux TSA. Dans nos pays civilisés, Europe, USA, un enfant avec un ètampon TSA ou autres maladies rares est exclu et vu comme une «bête de cirque».

N’oublions pas et gardons en mémoire qu’en France les maladies mentales invalidante dont fait partie l’autisme sont un obstacle dans leur futur vie d’adulte.

Être sourd, muet, malvoyant, autiste ou paraplégique pour nos enfants l’école devient un rêve !

Pourtant ces enfants ont une soif d’apprendre et surtout d’être accepté par les instituteurs et institutrices.

Les autistes plus que ce que l’on en pense.

Mais au fait qu’est que c’est l’autisme, enfin les troubles du spectre autistique ?

Les TSA est une condition neurodeveloppementale. Dont les caractéristiques peuvent changer au cours du développement de l’enfant à l’âge adulte. Cet état peut être très invalidante pour le patient ainsi que ses parents et parents les plus proches.

Pour la personne autiste cela touchent principalement:

Les relations sociales

La communication

Les comportements et les interêts

Pour certains autistes les comportements, les interactions sociales peuvent varier et évoluer en bien, ou en s’aggravant en fonction de l’environnement et de la prise en charge.

Idées reçu sur les TSA

Les autistes sont violents. En aucun cas une personne autiste a une prédisposition à la violence, mais peuvent avoir un comportement trop excessif car ils ont du mal à s’exprimer leur désir. Quand la violence est là elle résulte souvent d’une incompréhension entre la personne autiste et nous. Cela peut-être pris pour un appel à l’aide. Je sais que la violence est pensé et que tout les autistes sont violents. Mais ôtez-vous cela de mal tête ! N’oublions pas que les autistes sont des personnes fragiles et souvent mal compris, ils sont victimes du mépris et du regard des autres

Les autistes ne ressentent pas l’empathie et de compassion. L’empathie est la capacité de quelqu’un à se mettre à la place d’un autre. Elle dépend et varie d’un autiste à un autre. Certaines études américaines ont démontré que certains autistes sont loin d’être indifférent à la souffrance des autres, bien au contraire; ils sentiraient les choses de manières trop intenses ( études de international scoop for Advanced studies (http://www.sissa.it)) et publiée dans https://www.nature.com/srep/. Le mythe de l’autiste incapable d’empathie est faux

Prenons cinq minutes et mettons nous à la place d’un petit autiste qui a du mal à communiquer, à décoder le langage corporel, l’intonation de la voix, ce qui les empêche de réagir de manière adaptée aux différentes interactions.

Mais d’où vient le mythe de l’autiste incapable d’empathie est due à une maladie nommée «Alexithymie : Mal psychologique caractérisé par une vie affective et imaginaire pauvre, une incapacité à exprimer verbalement ses émotions, le recours systématique à l’action pour éviter et résoudre les conflits, ainsi qu’une tendance à décrire en détail des faits physiques.». Cette maladie touche 50% des personnes autistes à titre de comparaison cela toucherait dix pour cent de la population normale.

Ce n’est le seul fait d’être autiste qui peut être violent mais une maladie secondaire qui peut nous atteindre aussi.

L’autisme n’est pas synonyme de génie en devenir ou mal compris même si certaines personnes présentent des prédispositions dans un domaine. Le fameux Rain Man a fait de l’autiste un être surdoué; enlevez cette image de votre cerveau.

Un autiste est avant tout un être humain avec des besoins, une sensibilité et pour dix pour cent d’entre eux ont une prédisposition savante. Dix pour cent d’autiste peuvent réciter les décimales de PI ou jouer à l’oreille un morceau de Mozart ou créer une ville miniature à base d’allumette.

Mais à part cette échantillon non représentable de la population des personnes autistes, ils ont une intelligence normale ou un peu au-dessus.

Une personne autiste ne parle pas … Une personne autiste ne sait pas parler: faux. Elle peut même parler de manière logorrhéique si le sujet les intéresse. Il y a des disparités dans l’acquisition

Il est important de ne pas mélanger langage et QI. Ils ont d’autres moyens de les comprendre et c’est à nous de nous adapter.

Un autiste ne regarde jamais dans les yeux: un adulte ou enfant peut s’il le veut regarder dans les yeux et soutenir un regard, mais cela est est très exigeant sur le plan de la concentration, situation stressante et même douloureuse selon les autistes. Du coup ils recourent à des stratagèmes en fixant un lobe d’oreille de son interlocuteur

Malheureusement, nous parents qui sommes habitué et bien informé sur les TSA comprennent notre enfant quand ils veulent nous parler en fixant un point et pas notre regard.

Je me rappelle de ma fille qui pour nous parler regarder ailleurs, fixant une ampoule, un tableau, une mèche de cheveux. Ma petite était dans un moment de douleur lorsque les personnes l’obligeait à les regarder. Cela me mettait hors de moi.

Mais c’est vrai, que nous ne sommes pas bien informé sur les TSA hormis des films comme RAIN MAN, l’autiste qui compte et un très grand mathématicien.

Mis à part ce film, nous n’en parlons qu’à l’occasion de cette journée du 2 avril pour sensibiliser les gens à l’autisme. Briser le silence, exposer ce qu’est l’autisme à la lumière du 21e siècles.

Et scolarisons ces enfants, la scolarité est un droit pour nos enfants, c’est inscrit dans la loi. Elle est obligatoire pour tout les enfants sauf pour les fauteuils roulants, les mal voyants, les autistes, les trisomiques et tous ces enfants qui sont obligés de s’adapter à une école qui ne se donnent pas les moyens d’accueillir correctement nos enfants.

Dans les grandes villes, les intégrations scolaires sont un peu plus simples tandis que dans les villages les parents s’arrachent les v-cheveux. Il faut nous croire mesdames, messieurs mais scolariser un enfant différent est un combat! Un combat contre les professeurs des écoles, les directeurs d’écoles et les ATSEM. Du personnel non formé, des instituteurs ne savent pas gérer les apprentissages et sont démunis face aux manque de réaction ou de mutisme. Il assiste aux cris, aux crises ne sachant comment calmer cette crise.

Les parents vivent dans la terreur à chaque convocation de l’équipe éducative !

Avoir un enfant autiste aujourd’hui est aussi difficile qu’il y a 15 ans quand ma fille a fait son entrée à l’école maternelle. Je me rappelle quand je l’emmenais, la joie, le bonheur dans ses yeux..

L’équipe éducative était génial avec le temps il se sont aperçu que S. Avait réussi son intégration, avait des amis et faisait des bêtises comme les autres.;

Putain tout ce que je demandais c’est cela qu’elle fasse des bêtises !

Ballade poétique du jeudi soir avec Federico Garcia Lorca

Une ballade amoureuse que je vous propose ce soir.;

Poème très difficile€ île mais une fois percé le mystère de la prose, l’effort en vaut la peine. Belle lecture

Mon cœur aurait la forme d’un soulier

Si chaque village avait une sirène .

Mais la nuit est interminable quand elle s’appuie sur les malades

Et il y’a des bateaux qui cherchent à être vus pour

Pouvoir se saborder tranquillement.

Si le vent souffle doucement

Mon cœur à la forme d’une fillette

Si le vent se refuse à sortir des cannaies

Mon cœur à la forme d’une millénaire bouse de taureau.

Voguer! Voguer! Voguer! Voguer!

Vers le bataillon de pointes inégales,

Vers un paysage d’affûts pulvérisés,

Nuit pareille nuit pareille à la neige, aux systèmes suspendus .

Et la lune.

Et la lune !

Mais non pas la lune.

Le renard des tavernes.

Le coq japonais qui s’est mangé les yeux.

Les herbes mastiquées.

Ne nous sauvent ni les vers solitaires sur les vitres

Ni les herboristeries où le métaphysicien

Découvre les autres versant du ciel

Mensonge que les forme. N’existe que

Le cercle de bouches de l’oxygène.

Et la lune.

Mais non, pas la lune

Les insectes,

Les morts minuscules sur les rives.

De l’iode à un endroit.

Les foules sur l’épingle.

La nudité qui malaxe le sang de tous

Et mon amour qui n’est ni un cheval ni une brûlure.

Créature au sein dévoré.

Mon amour!

Voici qu’ils chantent, crient, gémissent : Visage ! Ton visage ! Visage

Il y a quelques pommes,

Les dahlia sont identiques ,

La lumière a un goût de métal poli

Et le ch amp de tout un lustre tiendra sur la face de la pièce de monnaie.

Mais ton visage couvre le ciel du banquet.

Voici qu’ils chantent ! Crient ! Gémissent !

Couvrent! Grimpe! Effraient !

Il faut marcher, vite ! , vers les vagues , vers les branches,

Vers les rues désertes du Moyen Âge qui descendent au fleuve,

Vers les boutiques de peaux où tinte une corne de vache blessée,

Vers les échelles, sans craintes !, vers les échelles.

Il y a un homme tout pâle qui se baigne dans la mer ;

Il est si tendre que les réflecteurs en jouant lui ont mangé le cœur

Et au Pérou vivent mille femmes, oh ! Insectes !, qui nuit et jour

Font nocturnes et défilés en entrecroisant leurs propres veines.

Un minuscule gant corrosif m’arrête. Assez !

Dans mon mouchoir j’ai entendu le petit claque

De la première veine qui se rompt.

Prends soin de tes pieds, mon amour, de tes mains !

Puisque moi, il faut que je livre mon visage.

Mon visage! Mon visage! Ah mon visage mangé !

Ce feu chaste pour mon désir,

Cette confusion par besoin d’équilibre,

Cette innocente douleur de poudre dans mes yeux ,

Soulageront l’angoisse d’un autre cœur

Dévoré par les nébuleuses.

Ne nous sauvent ni les gens des boutiques de chaussures

Ni les paysages qui deviennent musique lorsqu’ils

Trouvent les clés rouillées.

Mensonge que les vents. N’existe

Qu’un petit berceau au grenier,

qui se souvient de tout

Et la lune .

Mais non, pas la lune.

Les insectes.

Les insectes seuls,

Crépitants. Mordants, frémissants, rassemblés, et la lune

Avec un gant de fumée, assise à la porte des ses ruines.

La lune

Lune et panorama aux insectes.

Frederico García Lorca

Hommage à un homme exceptionnel, défenseur des noirs..

Ce jour d’avril 1968, le 4 avril 1968 mourrait sous les balles, Martin Luther King qui est transporté à l’hôpital Saint-Joseph de la ville, où sa mort est prononcée. James Earl Ray fut arrêté le 8 juin à l’aéroport de LondresHeathrow et purgea une peine de 99 ans. Il mourra en prison le en 1998.

Martin Luther King leader charismatique et non violent pasteur ayant une militant pour l’égalité racial. Depuis son église baptiste de Dexter avenue a Montgomery a été la terre ou une graine semée par la paisible et déterminée Rosa Parks était l’étincelle de la liberté de travailler, de vivre comme un blanc. Être un ou une citoyen être traité comme un citoyen blanc.

Ce pasteur apôtre de la doctrine de Ghandi de la non violence organisa plusieurs actions, grève des bus qui a duré un an. Les marches et les meeting pour l’égalité s’enchaînent et l’aura du pasteur King grandissait. Il est devenu le plus jeune prix Nobel de la paix en 1964.

Il est même accueilli à la Maison Blanche par le président Kennedy.

Les marches, les sit-in, les noirs qui s’installent dans les restaurants à la place des blancs. S’invitent là où les blancs sont admis.. il y a eu les menaces de morts, les coups et la police anti émeute… un long chemin ..

Mais cette homme d’eglise avait un rêve … et ce rêve aujourd’hui qu’en reste t-il. Un homme noir baignant dans son sang une nuit de 4 avril 1968…

Pendant des années la famille de Martin Luther King a essayé de démontrer un complot politique pour faire éliminer le pasteur. L’assssin James Earl Ray, n’a eu de cesse que de demander à être rejugé …

Complot ou frappe d’un illuminée de Memphis, cinquante longues années de combat qui ont continué grâce à son iconique leader.. Martin Luther King..

Un homme a un rêve !

Le Recueil des maux de nos sociétés contemporaines

Ce petit livre est devenu un de mes incontournables livres que j’ai toujours avec moi dans mon cartable. Dans lequel se trouve déjà Blaise Cendrars (j’ai tué/ j’ai saigné ) et le « goéland « de Richard Bach.. ils font partie des textes que je lis et relis ce sont de vrais médicaments pour l’âme.

Une figure de ce Monde assassiné un 4 avril 1968.

Son combat pour l’égalité raciale, la necesssaire compréhension entre les humains de couleurs de peau différente. Ce combat pour les droits civiques a commencé avec l’acte de Rosa Parks, assise dans un bus , elle refusa de se lever pour laisser s’assoir un blanc. Le conducteur appelle la police et Rosa Parks est mise en garde à vu, et son ami Edgar D. Nixon avocat très remonté contre la ségrégation sévissant principalement dans le sud des états unis, lui obtiens une liberté sous caution.

Pendant ce temps là, Martin Luther King finit ses études pour devenir pasteur. Homme très pieux mais pas un sectaire bien au contraire! Il aimait la diversité et il ne comptait pas les heures pour aider les autres. Un homme d’engagement et de courage.

En 1954 il prit son premier pastorat à Montgomery street dans l’église de Dexter avenue en Alabama. L’existence du hasard, la convergence des destins m’a toujours fasciné! Un jeune pasteur charismatique et engagé, n’ayant aucune peur quand a ce qu’il allait initier me laisse perplexe.

La rencontre qui débuta tout un mouvement, le mouvement des droits civiques qui lui couta la vie mais d’autres personnes qu’il avait rallier à sa cause. Le lendemain de la libération de Rosa Parks, une personne très respectée dans sa communauté, un avocat militant pour l’égalité raciale, un coup de téléphone et une rencontre change a tout jamais le sort de la communauté noire!

Le pasteur et l’avocat mirent en place et ce pendant un an « la grève des bus ». Son église était devenu un rendez-vous de tout ceux qui voulaient changer les choses. Dexter Avenue est devenu un lieu emblématique.

Mais qu’est-ce que la ségrégation raciale?

La chose la plus répugnante que la société blanche est inventée.

Pour revenir a Rosa Parks et son geste militant, est une triste réalité. Les noirs dans le sud les Etats Unis devait prendre un ticket de bus en montant par l’avant en redescendre pour monter par l’arrière du bus réservé au noirs. La ségrégation était aussi dans les toilettes, les WC réservés aux blancs uniquement, les robinets et les lavabos aussi. Les écoles n’étaient pas mixtes, il y avaient celles des noirs et celles des blancs. Interdiction formelle qu’un noir embrasse ou touche une blanche, pendaison sans autres formes de procès. Les noirs n’étaient pas considérés comme des êtres humains en toute illégalité puisque la cour suprême des Etats Unis avait déclaré en 1954, inéquitable et inconstitutionnel le fait de séparer les établissement scolaires publics pour enfants noirs et blancs.
Apres cet arrêt de la cour suprême, le Sud a une réaction de violence extreme, le Ku Klux Klan remit sa belle cagoule blanche et son draps immaculé pour s’habiller et allait battre quelques noirs pour se remettre en route, essaima quelque croix en feu dans les jardins des sympathisants du mouvement des droits civiques.. Bref, le combat allait être rude.
A travers ce recueil de mots et d’extrait de discours, nous découvrons un pasteur certes croyant mais loin de la rigueur dogmatique de certain prêcheur. Il voulait faire le bien. Sa foi résidait dans les Autres et dans une forme de croyance d’un être bon et bienveillant.Pourquoi ne pas prôner la rébellion comme Malcolm X, quand il avait dix-huit ans, il avait lu le révéré leader indien Mahatma Guandi,

« Gandhi fut probablement la première personne dans l’histoire a élever le principe d’amour de Jesus au-delà d’une simple interaction entre individus, jusqu’à une force sociale puissante et efficace a grande échelle … c’est dans cette emphase de Gandhi sur l’amour et la non violence que j’ai découvert la méthode une reforme sociale que je cherchais depuis des mois. »

Prix Nobel de la paix en 1964

Hormis l’aspect autobiographique de ce receuil, je vous invite a l’avoir avec vous toujours a porter de mains, une phrase, un extrait de discours et votre esprit est comme porter haut, l’âme aussi parce qu’il y a un homme qui a dit non, une femme qui ne laissa pas sa place a un blanc et un véritable croyant en cette force bienveillante qui préfère protester et ne pas répondre, la violence est la force des faibles.

Le révérend King fut un grand homme à la culture immense et une force de caractère hors du commun ce qui ‘entraina a sa perte le 4 avril 1968 assassiné lâchement.Ses paroles tolérance, respect de l’autre, messages de paix, ses mots raisonnent encore a notre oreille encore aujourd’hui.

Ce recueil est toujours d’actualité. En France nous avons beaucoup a apprendre d’un tel personnage qui j’en suis certain aurai été en colère et denocé l’apartheid des migrant, l’islamophobie et le racisme qui est entrain de ronger petit a petit notre lien social.
« I have a dream… » Ce discours devant le Lincoln Memorial un certain jour d’aout 1963 est la quintessence de ce qu’est l’engagement!

Salon de lecture.

Autours d’une tasse de thé blanc nous bavardons de nos vies, du temps qu’il fait. Le printemps est là dans l’air juste perceptible comme l’est la nature par temps de brume. Un parfum de léger de fleurs , des bourgeons sur les arbres, l’air se réchauffe.. la promesse des beaux jours , d’été..

Elle choisi un thé vert et moi un thé blanc sans sucre., bien évidemment. Pourquoi une telle assurance, parce que nous conversons depuis longtemps principalement de séries, de film ou de littérature..

Assise en face de moi les jambes croisées , elle me propose sa lecture d’un auteur que j’affectionne particulièrement et elle a choisi son roman le plus délicat.

Je vous laisse écouter ce que « Les enfants de minuit » de Salman RUSHDIE lui ont murmurer

Saleem Sinai, le héros de ce roman, est né à Bombay le 15 Août 1947, à minuit sonnant, au moment même ou l’Inde accède à son indépendance.

Il est doté de pouvoirs magique, comme les milles enfants nés entre minuit et une heure ce jour là.

Par son souffle l’auteur nous offre une sage familiale emporté par le cours de l’histoire. Il nous prend la main et nous fait traverser l’Inde sur son tapis volant. C’est un roman foisonnant, coloré, odorant, épicé …. à l’effigie de son pays. Nous voyageons du Cachemire chez les grands parents, à Bombay chez ses parents, au Pakistan ou l’on écoute Jamila sa sœur chanter.

« Aucune couleur, sauf le vert et le noir les murs sonts verts le ciel est noir (il n’y a pas de toits) les étoiles sont vertes la Veuve est verte mais ses cheveux sont noirs comme la nuit »

Nous voyageons avec Saleem dans des aventures burlesques ou grandioses. On plonge dans ce roman, on y voit les sari or, les rues poussiéreuses, on sent les curry….

On entend les différents dialectes, on est transporter dans l’Inde de Rushdie décrit avec tant de talent qu’il est impossible de ne pas être transporté, fasciné par ce récit.

Je leur dis:  » c’est la vérité. La vérité de la mémoire, parce qu’elle est particulière. la mémoire sélectionne, élimine, modifie, glorifie et dénigre aussi; mais à la fin elle crée sa propre réalité, sa vision des événements, hétérogène, mais généralement cohérente; et aucun être humain sain d’esprit ne fera plus confiance à la version d’un autre que la sienne »

Résumé l’intrigue est presque impossible, sous peine d’en dévoiler un peu trop.

Il s’agit de la vie d’une famille indienne de religion musulman, le Sinai-Aziz, de la perte de la foi de son grand père Aadam Aziz, jusqu’à la rupture avec le Pakistan et le retour de la Grande Mère Inde du petit fils Saleem qui est aussi le narrateur.

Tous les boulversements sociaux, politiques ou économique du pays trouvent leurs causes dans les événements qui parsèment la vie de toute sa famille.

Saleem subit la naissance de sa sœur et des enfants du quartier.

A 9 ans, il découvre qu’il a reçu le don puissant d’investir l’esprit des gens et enchevêtré avec son rôle de « symbole du pays dont il à hérité à sa naissance, faits de sa vie une étole aux fils multiple et indémêlable.

A 10 ans, il apprend qu’il y a 581 enfants, qui fêtent leur anniversaire en même temps. Il comprend le secret de l’heure de sa naissance, il décide de former sa bande qui s’étend sur tout le pays et dont le quartier général est derrière ses sourcils. Il crée ainsi le « Congrès des enfants de minuit »

A 11 ans il découvre l’impossible filiation familiale lors d’un transfusion sanguine. La famille le tolère amis migre au Pakistan.

Il s’engage dans l’armée et c’est une progression tout en noirceur à l’age adulte faite de cruelle absurdités, des propagandes, des coups d’état, des guerres, jusqu’à la liquidation des enfants de minuit par les sbires de la Veuve (Indira Gandhi).

C’est un livre merveilleux, à ne pas manquer

Accrochez vous au début et laissez vous guider par le conteur qui nous narre une histoire au réalisme magique.

Merci Myriam pour ce récit et cette critique ..

Poème du soir..

Voyage initiatique dans la poésie persane.

Les cinq poèmes de Nezâmî sont l’une des plus célèbres œuvres de la littérature médiévale persane. A la fois recueil de poèmes, de textes issus du folklore et ouvrage philosophique, ils ont été recopiés, enrichis, ornés maintes et maintes fois au cours des siècles grâce à des calligraphies, des enluminures et des peintures miniatures. L’un des textes les plus célèbres de ce recueil est l’histoire de Khosrow et Chirine, racontant la vie tumultueuse d’un souverain perse du VIIième siècle, amoureux d’une belle princesse, fille de la reine d’Arménie ; en quelque sorte le Roméo et Juliette perse. Ce livre serait à l’origine du conte des milles et une nuits.

«A l’aube, quand le roi s’éveilla, il vit à ses côtés ce dattier sans épine qu’était Chirine.

En voyant sa jeune mariée son âme s’épanouit et, aussitôt il enfourna ce bon pain qu’était Chirine.

Les baisers de sa belle épouse, pareils à un vin velouté, le libérèrent vite de la torpeur.

Epanouie comme un bouquet de roses, Chirine lui déversa de ses lèvres le vin du bonheur.

Elle mit ses tresses noires autour de son cou et pressa ses deux seins de grenade sur sa poitrine.

Comme la violette à l’oreille de l’anémone, il ne faut plus attendre, lui murmura Chirine.

Lorsque le nuage dévoila toute la beauté de la lune, on vit le roi perdre toute patience.

Oui, contempler la beauté égare la raison, comme le vin de Chine fit perdre à Mani conscience.

Ivre de vin et d’amour, le roi se mit à piller cette province qu’était sa bouche sucrée.

Jamais, le roi n’avait bu plus doux vin matinal, ni goûté plus béni matinée.

Il commença, d’abord à cueillir ses fleurs, espérant ouvrir le sourire de sa rose.

Puis, il entonna pour elle son chant d’amour, s’invitant à goûter aux fruits de sa fraîcheur éclose.

Il se délecta du pommier de son menton, du jasmin de sa joue tout en caressant la grenade de ses seins.

Au cours de ses ébats, tantôt la colombe échappait au faucon, tantôt elle se posait en son sein.

Parfois, grisée par ce jeu délicieux, la douce colombe venait s’abriter sur sa forte poitrine.

Dans cette joute de la biche et du lion, le roi prit enfin le dessus sur Chirine.

Et surprenant la gardienne du trésor, de son rubis il déflora Chirine et le sceau de sa cornaline.

Ainsi, de son cœur il délivra la peine, et de l’hymen de cette rose chassa enfin la poussière.»

Au cœur de la distance

La distance entre les personnes s’est largement contracté, le temps d’un clic on parle à une personne habitant un pays qui nécessiterait un voyage éprouvant en avion. Oui, rien n’est plus simple pour se contacter que de lancer une applications de messageries instantanées et nous voilà en conversation avec un ami qui fait un voyage au Japon.

La technologie aide les gens à garder le contact.

Personnellement, je me sers beaucoup d’application de messagerie, WhatsApp, Facebook Messenger, Skype et les SMS bien sûr !

Mais pendant que nous papotons à l’aide de ces interfaces numériques, le papier perd du terrain pour disparaître complètement.

J’aime recevoir une lettre manuscrite, écrit d’une main tenant un stylo. Tout un monde qui disparaît petit à petit. C’est un geste particulier de lire et d’écrire une lettre. Il y a d’abord l’ouverture de la boîte à lettre, et puis au milieu des factures, pubs et autres mailings, on trouve une enveloppe écrite à la main au nom et adresse. Un coupe papier ou même une paire de ciseaux faisant l’affaire et nous pouvons lire attentivement l’écriture.

C’est un moment magique que de savoir qu’une personne au lieu de prendre un traitement de texte, son clavier et choisir la bonne police.

Qui écrit un mot?

Ne serait-ce qu’un mot doux le matin à son amoureuse ou amoureux?

Et pourtant ce petit geste du matin ou du soir réconforte et une preuve d’attention. Et ce à n’importe quel moment de sa vie. Par exemple je m’occupait dans un cadre professionnel un couple marié depuis 50 ans, en soit c’était magnifique mais quand ils ont raconté que chaque matin jusqu’à récemment, à cause de son Parkinson, il lui écrivait un petit mot d’amour.

Ma génération on se faisait passer des petits bouts de papiers griffonnés pour déclarer notre flamme adolescente à la superbe jeune fille que l’on imaginé nue ! Aujourd’hui nos enfants n’aiment plus écrire ou lire est fastidieux et pourtant quel plaisir de lire un mot..

Une lettre a une connotation temporelle, c’est à dire que la personne a prit du temps pour écrire et aller la poster. On se pose tranquillement et on s’applique à l’écriture et à son orthographe et à sa grammaire.. un mail est plus rapide et le risque de faire des fautes est minimiser par les correcteurs orthographiques inclus.

Oui, mais c’est impersonnel dans le sens où l’écriture requiert un nombre important de réponses à des stimulus que l’écran et les touchent d’un clavier inhibe.

La relation lointaine, l’amour à des kilomètres, parfois a des frontières est -il une pure folie ou une grandes aventures?

Envisager une relation, entamer une relation amicale ou amoureuse est toujours délicat. Les premiers rendez-vous, notre langage corporel et nous savons si nos goûts communs peuvent créer l’alchimie de l’amour, cette pierre philosophale !

Mais une relation a des centaines de kilomètres m’épates. Cette confiance que ces deux êtres ont placé en chacun d’eux, l’amour qui les connecte et les preuves d’amour qu’ils doivent multiplier pour ne pas rompre ce délicat lien.. ils me font penser à ce funambule des années 70 qui a marché sur un fil reliant deux buildings à 100 mètres de hauteurs.

Donc pour continuer mon article, je vois que l’amour est très difficile à entretenir un sentiment, un attachement.

Première règle, promettre et faire. On se promet de s’appeler à une heure précise et on s’y tiens

Deuxième règles, on reste en contact avec son Autre, un petit mot SMS ou une photo avec un smartphone tout est quasiment possible. Organiser un rendez-vous Skype, FaceTime ou WhatsApp et on se doit d’y être!

Respecter la parole donnée

Surtout ne pas commettre l’erreur de dire je viens pour le week-end puis tout abandonner à cause du boulot.. il faut savoir donner la priorité à l’être aimé. Celle où celui qui sera là pour vous !

Ne pas oublier les petites attentions, les week-ends en amoureux, se rappeler les moments de bonheur et surtout se dire qu’il y en aura d’avantage.

Faire des projets communs et puis ne pas construire des châteaux en Espagne mais de vrais projets auxquels le couple pourra s’engager.

Il y a plusieurs façon d’être éloigné: parfois ce n’est pas forcément la distance qui nous éloigne mais la vie quotidienne, le travail, les enfants et on oublie le couple. Ce ferment qui a vu pousser dans le ventre de Madame ce fruit délicieux béni des dieux, un enfant devient un perturbateur de l’équilibre au sein d’un couple.

L’engagement, que vous soyez éloignée par la distance ou proche dans une maison commune est la même problématique. L’engagement et pouvoir savoir que l’on peut compter l’un sur l’autre. Magnifique sentiment que de savoir qu’une personne bienveillante nous protège.

Essayer de profiter l’un de l’autre à la puissance dix ! Et fixer un autre week-end.

L’amour n’existe pas, c’est du vent tant que vous ne passer pas à l’acte. Un véritable lien de confiance s’établi avec le temps, sans précipitation. Elle se construit comme une maison, la confiance en est la base; les fondations et puis les murs des sentiments montent au fil des mois et un jour après avoir monté et meublé votre coquet petit cocon peut être y ajouterez-vous un toit… un toi pour toit..

Amour épistolaire ne rime pas toujours galère

Distance ne rime pas toujours avec absence;..

Libre à tir d’aile !

Sur l’auteur

Ancien pilote de l’US. Air Force, Richard Bach s’est souvenu de l’ivresse des vols en haute altitude pour écrire Jonathan Living le goéland. Publié en 1960, ce conte initiatique, hymne à la liberté, l’a rendu célèbre dans le monde entier.

La der

Jonhatan Livingston n’est pas un goéland comme les autres. Ses parents et les autres membres de son clan ne voient pas plus loin que le bouts de leurs ailes. S’ils volent , c’est uniquement pour se nourrir. Joénathan, lui, vole pour son seul plaisir. Et en volant toujours plus haut, toujours plus vite. Il sait qu’il donnera un sens plus noble à la vie.Effrayés par son audace, ses semblables le rejettent . Mais Jonathan va se faire de nouveaux amis…

Entre les lignes

« C’était le matin et l’or d’un soleil tout neuf tremblait sur les rides d’une mer paisible. […] mais seul, loin du bateau et du rivage, Jonathan Livingston le Goéland s’exerçait. »

Un goéland voulait sortir du lot, il voulait donner un sens à sa vie, autre que de battre des ailes pour se nourrir et d’attendre sans rien faire à part exerçait ses cris et deanbuler sur les rochers ou une plage.

Il désirait voler pour le plaisir et non pour aller pêcher ou manger ce que les chalutiers rejetaient .

Il voulaient voler pour le plaisir et les sensations, le grisement d’un vol en pique ou la très haute altitude. Après la découverte de ses désirs de liberté, il est exclu par son clan.

Malheureux car sans familles et heureux car il avait toute liberté de s’exercer au tonneau, à la vitesse, à l’étude de position de ses ailes, Jonathan Livingston griser par la vitesse percute l’eau de mer a près de 180 km/h.

Devenu un goéland fantôme ou plutôt un ange car son plumage devient brillant comme une étoile.. il est au paradis, enfin il se croit au paradis où il apprend à se surpasser, toujours plus haut, toujours plus vite . Il y arrive à force de courage et d’abnégation.

Il se surpasse en vitesse et en figure de vol.

Au vu de ses prouesses et de son habilité , il est chargé d’accompagner les jeunes goéland qui aime voler pour le plaisir. Et rien que pour voler et voler encore exploitant leur potentiel, leur habilité et saisir ce qu’est le paradis.

« Non, jon, il n’existe rien de tel. Le paradis n’est pas un espace et ce n’est pas non plus une durée dans le temps. Le paradis, c’est simplement d’être soi-même. »

Ce conte initiatique est une pure merveille. L’idée de s’envoler, de Faire exploser les barrières du déterminisme quitte à y laisser sa vie.

La liberté c’est prendre conscience de ses limites, les repousser, vaincre nos peurs.

Le vent de la liberté que Jonathan doit éveiller chez les autres

Goélands. Dans Cette révolte ancré dans son cœur et dans ses ailes lui est reproché, irresponsable petit goéland qui ne vole pas pour se nourrir mais seulement pour voler.

« irresponsabilité ? Mes frères! S’écria-t-il, qui donc, est plus responsable que le goéland qui découvre un sens plus noble à la vie et poursuit un plus haut dessein que ceux qui i’on précédé? »

C’est aussi briser nos chaînes, briser les tabous sociaux, accepter la différence de l’autre et nos idée préconçues

Ce petit goélandest est a la recherche de la liberté comme nous autres humains

Le procédé narratif de remplacer un humain par un animal est un très vieux procédé littéraire. Cela rappelle les fables de Lafontaine ou celle d’ Esope (fin du VIIe Av JC).

Conte ou fable, peu importe car les phrases courtes et touchent le cœur fortement.

Ce roman qui m’a’ a été offert par Ma belle d’âme , est une pure merveille. Tellement rafraîchissant, complexe dans sa nature mais simple dans la forme.

Essayer de suivre Jonathan Livingston, « Le goéland voit le plus loin qui vole le plus haut. » que le boit de son bec

«Tout d’abord, leur dit-il en appuyant sur les mots, il vous faut comprendre que le goéland n’est que l’image d’une liberté sans limites créées […] et que votre corps perceptible d’un bout d’aile à l’autre, n’existe que dans votre conscience! »

Bonne lecture de ce conte magnifique et rafraîchissant !